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Mercure et ses composés

De quoi s'agit-il?

Le mercure est un élément d'origine naturelle que l'on retrouve dans la croûte terrestre sous la forme de dépôts naturels prenant généralement l'apparence d'un minéral rouge vermillon appelé cinabre. Le mercure a trois formes différentes : élémentaire, inorganique ou organique. Dans l'environnement, des microorganismes (bactéries et champignons) et des processus naturels peuvent transformer le mercure d'une forme à l'autre. Le mercure est persistant et s'accumule, ou est bioaccumulable, dans les organismes vivants.

Où le retrouve-t-on et comment s'en sert-on?

Le mercure est rejeté dans l'atmosphère, dans l'eau et dans le sol à partir d'un éventail de sources naturelles. Le mercure se trouve concentré dans l'environnement par des processus de météorisation naturels, par des incendies de forêt ou des inondations. Des sources humaines (ou « anthropiques ») s'ajoutent également aux sources naturelles de mercure dans l'environnement. Environ la moitié du mercure libéré actuellement dans l'atmosphère provient de l'activité humaine, comme la combustion de combustibles fossiles (surtout dans les centrales à charbon), l'exploitation minière et la fusion des métaux de base, la production de chlore ou d'hydroxyde de sodium dans l'industrie du chlore et de la soude caustique des cellules à mercure, la production de béton et l'incinération des déchets municipaux ou médicaux. En outre, l'élimination inadéquate de produits contenant du mercure comme les tubes fluorescents, les lampes à décharge de forte densité, les lampes à vapeur de mercure, les thermomètres ou thermostats à mercure ainsi que les déchets d'amalgame dentaire ou encore les interrupteurs à mercure des modèles de voitures anciennes peuvent mener au rejet du mercure dans les décharges municipales, dans le cadre du recyclage de l'acier ou par le biais d'autres méthodes de disposition de produits ou de substances en fin de vie utile. Le gouvernement du Canada a pris des mesures, en collaboration avec les provinces et les territoires, afin d'éliminer ou de réduire certains de ces risques.

Le mercure rejeté dans l'environnement par des processus naturels ou des activités humaines peut être transformé par des microorganismes ou des bactéries en une substance organique très toxique appelée le méthylmercure. Le méthylmercure s'accumule dans les organismes vivants à travers leur milieu environnant et devient plus concentré à mesure qu'il remonte la chaîne alimentaire. En réduisant les émissions et les dépôts de mercure, nous nous attendons donc à freiner l'augmentation des concentrations en méthylmercure dans l'environnement.

Le méthylmercure peut également être produit par l'activité bactérienne dans le sol submergé des nouveaux sites de barrages hydroélectriques ou d'autres zones inondées et se trouver subséquemment rejeté dans les systèmes de drainage.

Quels en sont les effets?

Même si le mercure élémentaire peut être absorbé par la respiration et le mercure inorganique par ingestion, la voie d'exposition de loin la plus courante des humains est par la consommation de poisson contenant du méthylmercure. Le méthylmercure est toxique et a la propriété de traverser la barrière hématoencéphalique et de nuire au système nerveux; de plus, les résultats de recherche obtenus récemment indiquent que le méthylmercure peut avoir des répercussions importantes sur la capacité de reproduction de certaines populations de poisson et qu'il peut nuire à la reproduction et au comportement des espèces sauvages qui consomment du poisson, comme les huards et les loutres. L'exposition au méthylmercure peut avoir une vaste incidence sur la santé humaine, allant selon le niveau d'exposition de la suppression du système immunitaire aux troubles neurologiques. Les populations qui font l'objet de préoccupations particulières sont les collectivités consommant beaucoup de poisson, les femmes enceintes, les femmes en âge de procréer et les jeunes enfants de ces collectivités.

Quelles mesures prenons-nous?

Le Canada continue de réduire l'utilisation et le rejet du mercure. Ces rejets ont baissé depuis les années 80 grâce aux mesures antipollution, aux normes et aux règlements pancanadiens. Puisque le mercure élémentaire est véhiculé dans le monde entier par l'atmosphère, le Canada continue son rôle actif dans les efforts régionaux ou internationaux visant à réduire le mercure dans l'environnement à l'échelle planétaire.

Le mercure figure actuellement sur la Liste des substances toxiques en vertu des dispositions de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) [LCPE (1999)]. Or, il y a suffisamment de preuves des effets nocifs du mercure et de ses composés pour justifier d'autres mesures internationales visant à réduire les risques que présente pour la santé humaine et l'environnement le rejet de ces substances. Le gouvernement du Canada propose donc de modifier la Liste des substances toxiques et d'y ajouter le mercure et ses composés chimiques. Cette modification permettra au gouvernement du Canada de progresser au niveau des mesures actuellement proposées en matière de gestion du mercure et de ses composés chimiques. Cet avis a été rendu public le 12 juin 2010 et cette publication sera suivie d'une période de consultation publique de 60 jours (du 12 juin au 11 août 2010).

La meilleure façon de se protéger est de se renseigner. Apprenez-en plus sur le mercure au moyen de la fiche d'information Le lien suivant vous amène à un autre site Web Votre santé et vous - Le mercure et la santé humaine de Santé Canada et le document de Santé Canada intitulé : Le lien suivant vous amène à un autre site Web Le mercure - Votre santé et l'environnement. Vous trouverez également des renseignements sur le mercure en consultant la page Web Le lien suivant vous amène à un autre site Web Gestion des substances toxiques et la page Web Le lien suivant vous amène à un autre site Web Le mercure dans l'environnement d'Environnement Canada.

Les risques pour la santé de toute substance chimique dépendent du type de danger (son potentiel d'effets nocifs) ou de la dose (le degré d'exposition à la substance) qu'elle représente.