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L'acide perfluorooctanoïque (APFO), ses sels et ses précurseurs

Numéro d'enregistrement CAS 335-67-1

De quoi s'agit-il ?

  • L'acide perfluorooctanoïque, également connu sous l'appellation APFO, est un produit chimique industriel.
  • L'APFO est une substance synthétique appartenant à la catégorie des acides perfluorocarboxyliques, eux-mêmes inclus dans la catégorie générale englobant les composés perfluoroalkylés ou les composés perfluorés.
  • L'APFO existe également sous forme de sel [par exemple, le perfluorooctanoate d'ammonium (POA)].
  • L'APFO peut résulter de la dégradation ou de la transformation de molécules précurseurs (par exemple, de composés d'origine, des produits chimiques contenant de l'APFO ou des substances générant de l'APFO par dégradation).

Comment est-il utilisé ?

  • Les sels de l'APFO, comme le POA, servent à la production de grosses molécules appelées fluoropolymères. Les fluoropolymères sont utilisés dans la fabrication de revêtements qui résistent à l'eau et aux taches et qui sont appliqués sur les textiles, les tapis, les tuyaux souples, les câbles, les joints d'étanchéité et les articles de cuisson antiadhésifs, ainsi que dans la fabrication de produits de soins personnels.
  • En règle générale, le POA ne devrait pas être présent dans les articles manufacturés; cependant, des traces résiduelles (issues du processus de fabrication) peuvent être présentes sous forme de contaminant ou de produit de dégradation.
  • L'APFO, ses sels et ses précurseurs ont également été utilisés par le passé dans de nombreux procédés industriels, ainsi que dans des produits commerciaux et des produits de consommation.
  • L'APFO et ses sels ne sont pas fabriqués au Canada, mais on importe du sel d'ammonium  (POA) au Canada.

Pourquoi le gouvernement du Canada l'a-t-il évalué ?

  • Il a été déterminé que l'APFO présentait un danger potentiel pour l'environnement et la santé humaine en raison de ses caractéristiques de persistance, de son omniprésence dans l'environnement. De plus, sa présence dans l'Arctique canadien, due à son transport sur de longues distances, ainsi que de nouvelles données scientifiques à l'échelle internationale concernant le danger potentiel pour l'environnement et la santé humaine de l'APFO, de ses sels et de ses précurseurs sont la cause de nouvelles préoccupations.
  • Certaines substances (le sel d'ammonium et certains précurseurs) ont aussi été identifiées comme étant préoccupantes pour l'environnement à cause de leur possible persistance, accumulation et potentiel de causer des effets néfastes aux organismes non-humains.
  • L'évaluation de ces substances est également un élément important du Plan d'action pour l'évaluation et la gestion des acides perfluorocarboxyliques (APFC) et de leurs précurseurs du gouvernement du Canada, qui a été publié le 17 juin 2006.

Comment les Canadiens y sont-ils exposés?

  • La population générale du Canada peut être exposée à l'APFO et à ses précurseurs dans l'environnement, par l'intermédiaire de l'air, de l'eau potable et des aliments, ainsi que par l'intermédiaire de certains produits de consommation traités avec des produits chimiques perfluorés, tels que les vêtements, les tapis, les tissus de meubles et les articles de cuisson neufs.
  • On a mesuré de faibles concentrations d'APFO dans des échantillons de sang prélevés chez des Canadiens, et ces teneurs ont été utilisées pour quantifier l'exposition provenant de toutes les sources et voies d'exposition.
  • Cette évaluation a pris en compte les résultats des études de biosurveillance. La biosurveillance comprend des études et enquêtes sur la santé, telle l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, qui mesure des substances chimiques dans le sang, l'urine et le lait maternel. Les méthodes de détection de substances chimiques dans les humains (appelées biosurveillance) sont capables de détecter de très faibles concentrations. La détection de substances chimiques dans le corps ne signifie pas nécessairement qu'elles soient néfastes. Les effets néfastes dépendent des niveaux et des propriètés des substances chimiques. L'information sur les niveaux mesurés chez l'humain est importante afin d'estimer l'exposition des Canadiens.

Comment est-il rejeté dans l'environnement ?

  • L'APFO peut aboutir dans l'environnement par l'intermédiaire des rejets d'installations de fabrication et de transformation de fluoropolymères, de l'utilisation courante et de la mise au rebut d'articles contenant de l'APFO, des rejets d'effluents d'usines de traitement d'eaux usées, de la lixiviation de déchets dans des sites d'enfouissement et de la dégradation et de la transformation d'autres produits chimiques.

Quels sont les résultats de l'évaluation ?

  • Le gouvernement du Canada a réalisé une évaluation scientifique, appelée évaluation préalable, de l'APFO, de ses sels et de ses précurseurs.
  • Les évaluations préalables traitent du potentiel d'effets nocifs pour la population générale du Canada et pour l'environnement.
  • Les résultats de l'ébauche du rapport d'évaluation préalable indiquent que l'APFO, ses sels et ses précurseurs peuvent demeurer longtemps dans l'environnement, s'accumuler dans certains organismes et être nocifs pour certains organismes.
  • Par conséquent, le gouvernement du Canada propose que l'APFO, ses sels et ses précurseurs pénètrent dans l'environnement en quantité ou dans des conditions qui pourraient constituer un danger pour l'environnement.
  • Le gouvernement du Canada propose également que l'APFO et ses sels ne sont pas dangereux pour la santé de la population générale aux niveaux d'exposition actuels.

Que fait le gouvernement du Canada ?

Que peuvent faire les Canadiens ?

  • Les risques pour la santé associés à un produit chimique dépendent du danger (son potentiel d'effets nocifs pour la santé) et de la quantité du produit chimique à laquelle une personne est exposée. Aux concentrations d'exposition actuelles, l'APFO n'est pas considéré comme préoccupant pour la santé de la population générale du Canada.
  • Par mesure de précaution, on rappelle aux Canadiens d'observer attentivement les mises en garde et les modes d'emploi de tout produit qu'ils utilisent et d'éliminer les produits de façon appropriée.
  • Les Canadiens qui peuvent être exposés au APFC en milieu de travail devraient consulter leur employeur et leur représentant en matière de santé et de sécurité au travail pour connaître les pratiques de manipulation sécuritaires, les lois applicables, ainsi que les exigences des lois de santé et sécurité au travail et du Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT).